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Historique

En sortant de Caen, vers l’Ouest, au terme de la longue rue de Bayeux, à l’entrée du faubourg de la Maladrerie, sur la gauche, au 3 rue du Général Moulin, une grande grille ouverte (actuellement fermée) sur une cour ornée d’un cèdre magnifique… Au fond de cette cour d’entrée, un bâtiment ancien, c’est l’actuelle Institution SAINT PAUL, dont nous allons nous efforcer de reconstituer l’HISTOIRE. (depuis 2005 l’entrée se fait par la rue Nicolas Oresme; au n° 15)

Avant la Révolution, à l’entrée de ce faubourg où l’on parquait les lépreux, (la maladière devint la maladrerie), il y avait quelques maisons avec terres dépendantes ( les n° impairs de la rue du Général Moulin), qui appartenait à l’ Abbaye St Etienne.

A la Révolution, c’est un Monsieur Pesnel qui acheta ces biens abbatiaux, devenus nationaux.

Sous l’Empire, le 3 janvier 1807, Monsieur Pierre-Eléonor de Faucamberge, entrepreneur général de la prison de Beaulieu, acheta cette propriété pour en faire une petite entreprise, à la fois huilerie et sucrerie. Quarante sept ans plus tard, le 3 juin 1850, Monsieur de Faucomberge vendit ce domaine à Monsieur l’Abbé Langlois, prêtre du diocèse de Bayeux, pour la somme de 5 500 F. Celui-ci achetait, cette propriété dans le but, bien déterminé, de fonder un collège qu’il appellera « Institution Ste Marie ».

Ayant terminé sa vie comme curé de Mondaye, une plaque dans l’église abbatiale atteste que Monsieur l’Abbé Langlois fut fondateur de l’institution Sainte Marie avec l’abbé Mabire. L’éducation des jeunes gens et des enfants fut confiée aux pères de la Délivrande et aux pères de Tinchebray.

Le 25 juin 1869, Monseigneur Hugonin, Evêque de Bayeux, fondait une société civile pour acheter à Monsieur l’Abbé Langlois, pour une somme de 90 000 F, la propriété qui entre temps avait été agrandie avec des achats de terrains. Alors fut entreprise la construction du bâtiment central de l’Institution actuelle. Celui-ci, aux larges proportions, fut terminé au mois de février 1874. Il avait coûté la somme de 23 957 F. Au bout de ce bâtiment, des pierres d’attente attestent le projet d’ajouter, à cette construction, deux ailes; l’une qui aurait remplacé le bâtiment acheté à Monsieur de Faucomberge, et appelé longtemps « La Malle », ( à cause de la courbure de sa toiture (celui-ci ne fut jamais détruit); l’autre aile verra le jour dans la première décade de ce XXème siècle, ainsi que la Chapelle.

Mais en 1904, paraît une loi sur les associations religieuses… Le 28 décembre 1904, la communauté des Pères de la Délivrande est dissoute et leurs biens sont saisis. Ainsi donc le Grand SAINTE-MARIE sis à la Maladrerie et le Petit SAINTE-MARIE sis rue de l’Oratoire, dirigés par eux, (le Chanoine Jaussaud étant le Supérieur) tombent sous le fait de la saisie. Un procès a lieu déclarant que la société civile fondée par Monseigneur Hugonin en 1869, n’a pas d’existence légale. Monseigneur l’évêque de Bayeux devra faire appel pour casser ce jugement et récupérer ainsi la propriété. Le Petit Séminaire de Caen, autrefois place d’Armes qui, en 1858 pour des raisons financières avait emigré à Villiers-le-Sec, est également fermé par suite de cette même loi sur les associations. Il trouvera accueil chez les Frères d’Hérouville au petit Lourdes. En 1909, le Collège Sainte-Marie et le Petit Séminaire purent en même temps, occuper les bâtiments de la propriété de la Maladrerie.

En 1918, le Chanoine des Hameaux, Supérieur de Sainte-Marie, est nommé curé de Saint-Etienne de Caen. Monsieur le Chanoine Béllée est nommé Supérieur du Petit Séminaire à la Maladrerie et le Chanoine Auger, Supérieur de Sainte-Marie rue de l’Oratoire. A partir de cette date, le collège Sainte-Marie, année après année, va émigrer au centre ville, rue de l’Oratoire. Lors de la distribution des prix, en juillet 1924, Son Excellence Monseigneur Lemonnier va se féliciter que le domaine de la rue du Général Moulin soit devenu uniquement son Petit Séminaire.

En 1939, c’est la guerre et une partie du Petit Séminaire comme durant celle de 14-18, devient hôpital militaire français. En 1940, lors de la débâcle, le petit Séminaire est occupé en partie seulement par les Allemands, grâce à la diplomatie du Supérieur le Chanoine Bacon, à la tête de la maison depuis 1926 et avec l’aide de sa soeur cuisinière parlant allemand. Celle-ci arrangera bien des conflits entre l’occupant et les élèves qui se faisaient un malin plaisir de causer des ennuis à ces indésirables cohabitants, occupants (pierres de sucre dans le réservoir des camions…). En 1944 lors de la bataille de Caen, la façade reçoit quelques obus de marine envoyés par le Nelson. La toiture de la chapelle est en partie détruite; heureusement les magnifiques vitaux dans lesquels sont encastrés des médaillons du XVIème siècle ne sont pas touchés. Après la destruction de Caen en 1944, le Petit Séminaire, ayant été seulement endommagé et le collège Sainte-Marie de la rue de l’Oratoire ayant été totalement détruit, les deux établissements se regroupèrent rue du Général Moulin et partagèrent à nouveau, côte à côte, les bâtiments jusqu’en 1956. C’est à cette date que le collège Sainte-Marie put occuper ses nouveaux bâtiments, avenue Croix Guérin. Pour loger les deux établissements, il fallut aménager des baraquements dans la cour des communs. Il reste un vestige de ceux-ci, la cheminée du crématoire.

De 1956 à 1968, sous les Supériorats des Chanoines Trèche et Foubert, la maison possède un peu moins de deux cents séminaristes internes. Mais en 1968 les effectifs baissent et le 17 novembre, à la demande des parents, un comité se crée pour envisager l’avenir de la maison. Quatorze des foyers présents fondent le premier A.P.E.L. de l’Institution. En 1969, après une réunion avec le Directeur de l’Enseignement Libre et le Directeur de Saint-Joseph, il est décidé d’ouvrir des classes du premier cycle à des externes non séminaristes. Au mois de mars de cette année, le Directeur de l’Enseignement Libre demande au Père Grandval, nouveau Supérieur, d’ouvrir ses locaux à l’Ecole Saint-Julien qui était alors rue Desmoueux. Ce quartier devenant de moins en moins peuplé alors que grandissait le Chemin Vert, Venoix, Bretteville, tout l’ouest de la périphérie de Caen. Il n’y avait pas d’implantation d’écoles primaires catholiques et c’est en septembre 1969 que le Petit Séminaire devint alors Institution SAINT-PAUL 1er cycle du Second degré et un Primaire Ecole SAINT-JULIEN.

Le Secondaire a comme Directeur un prêtre du diocèse et le primaire comme Directrice, une soeur Oblate de sainte Thérèse. L’Institution possède en plus un foyer d’une vingtaine de petits séminaristes qui vont suivre les cours du second cycle à Sainte Marie. En septembre 1970, le Grand Séminaire du Diocèse quitte Bayeux et à la demande de son Excellence Monseigneur Badré, vient s’installer au 3 de la rue du Général Moulin. Le Primaire augmentant rapidement, il faut abandonner le bâtiment d’entrée au Grand Séminaire et construire en deux étapes un Primaire de quatorze classes dans le jardin du potager.

Tel est l’état actuel de l’INSTITUTION SAINT PAUL, après tant de transformations. Dieu seul sait combien d’années durera cet état actuel de notre maison.